
Label : Atmospheriques
Les Wriggles, c’est cinq voix en costume rouge, cinq comédiens, auteurs-compositeurs, lancés dans un spectacle burlesque sans décor. La formation aux airs de Pow woW avec un coup de plus dans le nez, et plus de choses à dénoncer, s’est rencontrée dans une école de théâtre, nationale et publique. A la sortie de la Rue Blanche, deux choix s’offraient aux artistes : se « diviser pour mieux [se] vendre » ou se « souder pour mieux créer ». Les cinq compères préfèrent la deuxième solution. En 1994, ils fondent donc la compagnie Quidam. Pendant quatre ans, ils tournent, mais à leurs frais. Ils survivent à la galère grâce aux petits boulots et à l’aide des proches. La chance surgit parfois dans la bohème. Les Wriggles rencontrent leur public. Les producteurs, les salles subventionnées et le régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle suivent. Avec de nouveaux moyens, ils peuvent consacrer plus de temps à leur musique, travailler avec des techniciens et améliorer le son et les lumières de leurs spectacles ; les textes, les mélodies, le jeu de scène, mais aussi leur vie perso, jusque-là perturbée par un emploi du temps chargé.
Avec « Moi d’abord ! », la compagnie à l’esprit solidaire livre son cinquième spectacle musical. Avec « N’importnawak », Les Wriggles se transforment en ondes radiophoniques. Si le morceau commence très débile ou drôle, avec le mec qui débarque au mariage de sa sœur « une feuille de vigne sur le zizi », les diablotins rouges, formés au théâtre, au ciné ou au cirque, peuvent avoir de noirs propos. Sous leur nez, il y a les opinions politiques et les paroles engagées. L’absurde ou le poétique fréquente le satirique et le critique. N’importe quoi, ce n’est pas débouler à poil devant une foule d’invités, mais être à l’origine de « Tchernobyl » ou de la contamination des hémophiles par le sida. Kristof (Christophe Gendreau), Stef (Stéphane Gourdon), Frédo (Frédéric Volovitch), Tonio (Antoine Réjasse) et Francky (Frank Zerbib) savent ne pas mâcher leurs mots.
Les Wriggles savent aussi vivre d’autres expériences artistiques. Kristof est le metteur en scène des Joyeux Urbains. Stef, en solo, est Noof, le « clown vocal ». Frédo chante en duo avec son frère dans Volo. Quant à Francky, il regarde « Buffy », en V.O., et en fan, après l’avoir dénigrée sans savoir (son mea culpa public est accepté ! Non ?).


Serre-moi
Paris


VIDE-ORDURES et SABORDAGE(novembre 2003)
BLACK MARKET EP(novembre 2003)
BEAUCOUP DE BRUIT POUR (PRESQUE) RIEN(mars 2002)
POUR EN FINIR(janv. 2003)
LE SPLIT RAÏA / BETTERAVES(nov. 2002)


